Comment se débarrasser des hémorroïdes externes ?

Nous avons tous entendu parler de l’hémorroïde. De nombreuses personnes dans le monde en souffrent. Un membre de notre famille, un(e) ami(e), le voisin d’à côté, nous même, nul n’y échappe. Les statistiques parlent quand même de probabilité élevée chez les femmes enceintes, chez les femmes qui accouchent par voie basse, chez les personnes âgées (perte de tonus des tissus avec l’âge), chez les personnes atteintes d’une cirrhose du foie ou encore chez celles qui possèdent un lien de parenté avec quelqu’un qui en a déjà souffert. Mais qu’en est-il vraiment ? Qu’est-ce que c’est ? Comment être sûr de la véracité des informations qui nous ont été transmises à ce sujet.

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C’est dans le but d’apporter des réponses claires et précises sur ce sujet qui est souvent mal compris que nous écrivons cet article. Bien que nous apporterons plus d’attention sur l’hémorroïde externe. Pour mieux structurer l’ensemble du texte et en retenir l’essentiel, nous commencerons par pénétrer dans la forme généralisée de l’hémorroïde. Ensuite, nous allons débattre de la particularité des hémorroïdes externes. Et pour clore, nous proposerons des trucs et astuces pour solutionner le problème de l’hémorroïde externe.

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Généralités sur l’hémorroïde

Dans un premier temps, il semble évident de définir le terme proprement dit. Etymologiquement, l’hémorroïde vient du grec haimorroïs où haîma désigne le sang, rhoîs le courant et eîdos : type. Ainsi donc, il est justifié de dire que tout le monde possède de l’hémorroïde dans le sens où ce dernier fait référence à une formation anatomique naturelle. Cependant, par abus de langage et sans doute par habitude, l’hémorroïde et la pathologie (ou maladie)  hémorroïdaire  se confondent et font finalement référence à une seule et même chose. La pathologie hémorroïdaire se définit en fait comme la conséquence d’une dilatation des vaisseaux sanguins sur la paroi de l’anus et dans la partie basse du rectum.

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Les causes

Les causes à l’origine de l’apparition de l’hémorroïde sont nombreuses. Une constipation répétitive, une profession qui sollicite qu’on reste assis très longtemps, des facteurs culinaires et la sédentarité sont tous autant des causes pouvant entraîner l’hémorroïde. De même que l’accouchement, les règles et la grossesse. Puisqu’effectivement, la crise d’hémorroïde est aussi présente chez les hommes que chez les femmes. Les poussées lors de l’accouchement, ou tout simplement s’efforcer au moment de la défécation engendrent dans de nombreux cas une grande pression sur les veines anales, pouvant les étirer et causer leurs enflures pour finir par laisser place à une hémorroïde. Il en est de même chez les personnes obèses et pour les femmes enceintes qui ont tendance à beaucoup trop manger. Une pression plus ou moins permanente agit au niveau du rectum et de l’anus. Plus on prend du poids, plus la graisse alourdit l’organisme et plus on ressent de la pression dans les zones sensibles à l’hémorroïde. Mais encore, cette pression favorisée par l’obésité agrandit les vaisseaux sanguins des zones situées en bas de l’abdomen. La position assise de longue durée, pourtant très sollicitée au travail, apporte aussi sa contribution dans l’apparition des hémorroïdes. Elle exerce continuellement une pression sur les veines, aux alentours du rectum, qui se dilatent en conséquence. Les facteurs culinaires quant à eux reflètent notre mode d’alimentation ou de mauvaise alimentation pour être plus précis, et c’est aussi cette mauvaise habitude qui engendre la constipation : majeure symptôme de l’hémorroïde.

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Les types d’hémorroïde

 

Parlons maintenant des types d’hémorroïdes. Alors, nous distinguons l’hémorroïde interne et l’hémorroïde externe. On parle d’hémorroïde interne quand ce sont les veines à l’intérieur du rectum, c’est-à-dire les veines de l’anus, qui subissent une augmentation anormale. Par contre,  l’hémorroïde externe existe quand la dilatation entraîne une extériorisation d’un ou de plusieurs veines autour du rectum. Ayant fait le tour sur les hémorroïdes, leurs causes, et leurs types, enchaînons sur ce qui nous intéresse le plus : les hémorroïdes externes.

Rappelons encore une fois, que l’hémorroïde (ou tas) externe se définit par une enflure des vaisseaux sanguins anales par dilatation et dont la présence est visible à l’extérieure du rectum. Les veines (ou protubérances) localisées à cet endroit prennent des formes différentes, des fois rondes, dès fois aplaties et dès fois elles sont plus ou moins ovoïdes. Pour ce qu’il en est de leurs tailles, elles passent de l’ordre de quelques mm à 3 cm à une phase très avancée. D’ailleurs, au cours de cette période, classée comme le stade d’évolution n°3 ou 4, aussi appelée, thrombose hémorroïdaire par les médecins, l’hémorroïde externe renferme un caillot de sang de couleur bleue foncée et qui est la principale source de terribles douleurs. Dans le stade n°2, l’hémorroïde sort en dehors de l’anus seulement au passage des selles et reviennent à leur place normale tout de suite après. Dans le stade n°1, l’hémorroïde ne sort pas encore à l’extérieure, on parle alors de tas interne.

Les particularités des hémorroïdes externes

Naturellement, les hémorroïdes externes se localisent au niveau extérieur de l’anus et donc elles sont bien visibles à la différence des hémorroïdes internes. Mais ce n’est certainement pas la seule différence entre les hémorroïdes internes et les hémorroïdes externes. De manière généralisée, les hémorroïdes internes n’engendrent que très peu ou voire aucune douleur du tout tandis que les hémorroïdes externes, elles, peuvent faire très mal. Exposées à l’extérieur, et par conséquent, en contact avec l’air, les hémorroïdes externes font souffrir tous les sujets atteints de celles-ci. Bien que l’on puisse ressentir de la douleur en empruntant une position assise, l’hémorroïde externe fait d’autant plus mal que la crise hémorroïdaire s’amplifie. Une autre différence aussi, mais plus réjouissante quand même, est que les hémorroïdes externes se soignent beaucoup plus aisément que les hémorroïdes internes.

Les symptômes

Les symptômes relatifs à l’hémorroïde externe permettent d’or et déjà de l’affronter autant dire sereinement. Bien avant l’apparition des protubérances qui gonflent, voire brûlantes et qui peuvent même devenir bleuâtre par la présence de caillot, la personne victime d’hémorroïde externe ressent des démangeaisons au niveau de la zone concernée. Outre la démangeaison, on peut également citer la douleur au niveau anal et le saignement après la défécation. Dès l’apparition de ces premiers symptômes, il serait sage et c’est d’ailleurs conseillé d’agir en conséquence et ce, rapidement pour adoucir ou éradiquer le problème.

Comment soigner l’hémorroïde externe ?

Force est de reconnaître que d’innombrables remèdes naturelles et médicinales sont proposées pour combattre l’hémorroïde (tas) externe. Ci-après quelques recommandations pour soulager votre mal. Dans le stade primaire, où les crises durent tout au plus quelques jours, des précautions s’imposent. Ces précautions consistent à changer quelques mauvaises habitudes et à surveiller son alimentation. Elles ont pour rôle de prévenir le développement de la pathologie hémorroïdaire mais plus encore, c’est à ce stade que la probabilité d’éradiquer cette pathologie est la plus élevée.

Changer votre mode de vie

Premièrement, commençons par parler des habitudes à abroger. Quand on présente les symptômes des hémorroïdes externes, il est déconseillé de porter des habits serrés qui entravent la circulation sanguine. Les sous-vêtements synthétiques, les jeans moulants sont alors à éviter, car si la circulation du sang ne s’effectue pas de manière fluide, alors cela favorise la pression qui s’exerce au niveau des veines sur le rectum. Dans cette même logique, la pratique de sport jugé trop agressif et turbulent est aussi déconseillée.

Deuxièmement, discutons des reflexes à adopter. Comme déjà évoqué plus tôt, la constipation fréquente se trouve en première place parmi les facteurs de risque d’hémorroïde externe. Pour y remédier, ayez l’habitude d’une bonne hydratation à raison d’1L5 d’eau par jour soit l’équivalent de 6 verres au minimum. Il est connu de tous qu’environ 60% du corps humain est constitué d’eau. Le rôle vital de l’eau sont, de un, assurer une bonne hydratation des organes du corps, et de deux, de faciliter le processus de digestion. Ainsi, le fait de boire beaucoup d’eau est essentiel pour faciliter le transit intestinal. Allez aux toilettes dès qu’on a des envies est la seconde reflexe à acquérir. Vu que la défécation est l’un des moments pendant lesquels l’hémorroïde externe fait le plus de mal, on est souvent tenté de se retenir et de remettre cela à plus tard. Sachez que cela risque pourtant de faire plus de mal que de bien. Incontestablement, quand on se refuse de faire ses besoins, la pression au niveau du système digestif se transférant jusqu’au niveau des veines anales, ne peut que s’agrandir et voilà qu’apparaissent encore les hémorroïdes externes. Mais attention, allez aux toilettes dès lors de vos envies ne signifie pas y rester trop longtemps. En aucun cas, vous ne devez pas vous forcer pour faire passer les selles au risque de saigner et de ressentir plus de douleur encore.

Une autre reflexe est de refroidir l’anus et ses alentours. Une fois que l’hémorroïde atteint un degré un peu plus élevé qui correspond au retour des hémorroïdes en place après défécation, bien que cela nécessite une intervention manuelle, il est connu que rafraîchir la partie en question soulage énormément. Pour ce faire, bien des méthodes existent. L’une d’entre elles est le bain de siège. De par sa réputation, le bain de siège est de loin, la méthode que de nombreuses personnes qui ont souffert ou qui souffrent encore d’hémorroïde externe préfère parce que son résultat a été démontré. Pendant un bain de siège, les pieds et la partie supérieure du corps ne sont pas obligatoirement trompés dans l’eau. Le bain de siège est un bain froid ou idéalement glacé. Cependant, il existe des gens qui font du bain de siège avec l’eau chaude. Cela n’est pourtant pas conseillé puisque l’eau chaude (de T° supérieure à 40°C) favorise la vasodilatation à l’opposé de l’eau froide, qui stimule la circulation du sang. Et si vous préférez vraiment le bain de siège chaud, alors la solution serait de le faire suivre par un bain de siège froid. En moyenne, vous pouvez profiter de votre bain pendant une bonne quinzaine de minutes avec une fréquence de 3 à 4 fois par jours (après défécation). Enfin, à la sortie de bain, veuillez à bien sécher votre anus délicatement au moyen d’une serviette douce et propre. Le bain de siège mis à part, une autre solution est d’appliquer de la glace aux vertus anesthésiantes sur l’hémorroïde externe. Mais, il est défendu de l’appliquer directement pour éviter les infections éventuelles. Alors, pour obtenir un résultat efficace, envelopper la glace dans du compresse stérile ou à défaut, un torchon propre et appliquez-le sur la zone douloureuse pendant 10 minutes et ce, autant de fois que vous en ressentez le besoin.

Outre que cela, adopter l’usage des lingettes à la place des papiers hygiéniques ordinaires. Cela permet d’alléger la douleur que l’on ressent. Maintenant, une quatrième recommandation pour vaincre l’hémorroïde est la pratique de quelques exercices physiques au quotidien. Inclure des activités physiques moins agressives à l’exemple de la course ou du jogging dans votre habitude étirera vos muscles sans pour autant créer des pressions dans les zones anales. Il parait en effet évident qu’en l’absence de sport, on risque de prendre du poids et entraine la sédentarité.

Disposez d’un mode d’alimentation convenable pour s’opposer aux hémorroïdes externes

Tout d’abord, la consommation d’épices tels que les poivres, les piments et autres sont à éviter. De même, les nourritures à forte proportion de caféine donc, le café n’est pas conseillé. Enfin, les charcuteries, les chocolats blancs et l’alcool ne font pas bon ménage avec l’hémorroïde externe. Une bonne alimentation, saine et variée, contribue à l’élimination de l’hémorroïde externe, et ce de manière très efficace. Mais en quoi cela consiste-t-il ?

De prime à bord, la consommation des aliments riches en fibre, à l’exemple des légumes vertes choux et brocolis, des patates douces et des potiron, des fruits rouges, des bananes, des pamplemousses ou encore des fruits secs comme les figues, est fortement recommandée. La présence des fibres et des omégas 3 agissent, positivement sur la circulation sanguine qui devient plus fluide et redonne par la même occasion leurs souplesses aux membranes cellulaires. Ensuite, manger des agrumes, des persils, des tomates et des épinards est aussi suggéré grâce aux vitamines C et bioflavanoïdes qu’ils renferment. Normalement, ces méthodes qui ont tant de fois fait leurs preuves suffisent pour se débarrasser des problèmes de constipation et votre hémorroïde avec. Dans le cas échéant, prenez des laxatifs qui agiront comme facilitateur et ramolliront vos selles. Quoi qu’en abuser n’est pas préconisé à cause des risques probables d’effets secondaires.

Si d’aventure, l’hémorroïde externe venait à s’aggraver. C’est-à-dire qu’elle monte en stade supérieure et devient plus complexe, alors, vous vous doutez bien que les traitements devraient aussi être plus conséquents. Et à par les précautions, entamez la phase de traitement. Les traitements s’orientent dans le domaine de l’alimentation par rapport au foie et dans l’adoption des remèdes naturels.

 

Le nettoyage du foie

Dans le cadre de l’alimentation, si tant est que les suggestions auparavant ne fonctionnaient pas tout à fait, on vos propose d’opter pour le nettoyage du foie. Sachez qu’en tant qu’organe appartenant au système digestif, le foie joue un rôle de stockage des nutriments, d’épuration ou de recyclage de l’organisme et enfin, un rôle de synthèse. Le premier lui discerne une faculté de métabolisme des glucides et des lipides. Le second, la détoxification du corps. Et le troisième, la synthèse des protéines en relation directe avec la coagulation du sang. Pour nettoyer le foie, introduisez des radis noirs, des artichauts, des curcumas et des romarins dans vos plats.

 

Des remèdes naturels qui marchent

Le miel et le marron d’inde sont conseillés aux femmes enceintes du fait qu’ils ne contiennent pas des produits chimiques.

Le miel a toujours fait partie des remèdes qu’utilisaient nos ancêtres pour soulager la douleur. De par sa vertu anesthésiante, il réduit l’inflammation des veines et soulage l’enflure et la douleur. Pour le mode d’utilisation, il n’y a rien de plus simple. Il vous suffit d’imprégner une boule de coton de miel et de l’appliquer sur la zone sensibilisée.

 

Le marron d’inde

Très réputé partout dans le monde, le marron d’inde aussi figure parmi la liste des remèdes efficaces pour traiter l’hémorroïde externe. À administrer par voie orale, le marron d’inde permet de diminuer l’inflammation.

 

Les huiles naturelles

Les huiles naturelles, huiles de jojoba, huiles de noix de coco et huiles d’olives sont aussi utilisées dans le traitement de l’hémorroïde externe. Nous avons également les huiles essentielles aux propriétés veinoconstructives. L’association d’huile essentielle de cyprès, d’huile essentielle de menthe poivré et d’huile essentielle de lavande est très efficace.

En somme, plus que la douleur, c’est la sensation inconfortable de l’hémorroïde externe qui nuit le plus à la vie de tous les jours. Les méthodes proposées antérieurement prouvent que l’hémorroïde externe se soigne. Les indications prescrites ici, soulagent et aident à résorber votre tas. En plus, ce sont des méthodes naturelles qui au tort de ne pas améliorer votre état ne risquent pas d’engendrer des effets secondaires. Toutefois, libre à vous de choisir celle que vous préférez et n’oubliez pas que des médicaments existent aussi, mais bien sûr, vous ne devez en prendre que sous prescription médicale. Dans des cas extrêmes, il y a toujours l’intervention chirurgicale par le biais des lasers, des injections sclérosantes ou la ligature élastique.

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